NUMERO : N°96-juillet-août 2021

Pour Ekowinkel, il faut “aller plus vers le local”

Philip Van den Abbeele d’Ekowinkel, qui compte deux magasins bio indépendants basés en Flandres, livre son analyse sur l’évolution du marché bio en Belgique et ses solutions pour contrer le “bio à deux vitesses”. 

Philip Van den Abbeele. Photo Ekowinkel.

Bio Linéaires : Comment percevez-vous l’évolution des grossistes bio en Belgique ?
Philip Van den Abbeele : Je pense que le marché se professionnalise et que nous devons faire davantage la différence entre le bio industriel et le bio artisanal. Revenir en arrière, peut-être aller plus vers le « local ». Cela fait un moment que l’on observe la reprise d’entreprises familiales pionnières en Belgique par d’importantes firmes bio ou conventionnelles. Cela a commencé avec Haagland, puis Hagor (Natudis) jusqu’à Udea et ensuite Biofresh ou encore Ekibio et Hygiena. Sur les quatre grossistes principaux, il n’en reste plus que deux indépendants. On constate aussi que de plus en plus d’investisseurs étrangers commencent à s’immiscer dans le marché bio belge.

“Nous militons pour un bio dans lequel la passion de l’agriculteur est toujours présente !”

BL : Quel regard portez-vous sur l’évolution et l’avenir du marché bio ?
P. V. D. A. : Le bio commence à être disponible partout et aussi dans le commerce de détail ordinaire. Ici, vous pouvez vous demander : “Comment obtiennent-ils ces prix” ? La réponse est simple : production à grande échelle, marque blanche, pression sur la quantité et le prix auprès des fabricants et producteurs.
Ma vision est de toujours rechercher le meilleur et pour cela, j’ai développé une « trame » de sélection. Je teste les produits en fonction de chaque critère et plus ils répondent à ces derniers, plus ils colleront à mon référencement.

BL : Selon vous, quelles solutions voyez-vous pour contrer le bio à deux vitesses ?
P. V. D. A. : L’association Bioforum suggère de créer un label pour avoir une différenciation plus claire entre le bio industriel et artisanal avec une mention « Bio for belgium », comme Unizo l’a fait avec le label « handmade in belgium ». Ou du moins principalement pour les plus petits, car nous sommes dans un système de circuit court. Nous militons pour un bio dans lequel la passion de l’agriculteur est toujours présente !

Propos recueillis par Mélanie Longin – www.sales4bio.be
Retrouvez cette interview dans dans Bio Linéaires N°96 – Mars/Avril 2021 dans notre rubrique “La bio en Belgique”.

Un point sera fait à Natexpo par notre experte Mélanie Longin sur la situation du marché bio belge, à Natexpo lors du Forum des Bio-Tendances organisé par Bio Linéaires. Selon le retour de nos dernières enquêtes, publiées dans nos précédents numéros de Bio Linéaires, il y a une forte interrogation sur l’avenir du bio en Belgique d’ici 5 ans. RDV à Natexpo du 24 au 26 octobre sur le stand de Bio Linéaires : R11.

Offres d’abonnement à Bio Linéaires :
Achat au numéro en version numérique
1 an Digital / Papier
2 ans Digital / Papier

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here