Salon Accord Bio 2026 : une édition en hausse qui confirme la dynamique du groupement

Maxime Cois, directeur général du groupement Accord Bio. Photo : Antoine Lemaire.

Avec 128 exposants et près de 170 visiteurs représentant 115 magasins adhérents, la troisième édition du Salon Accord Bio, organisée à Lyon, a confirmé la montée en puissance du groupement. Fréquentation en hausse, retours positifs des partenaires et ambitions renforcées pour 2027 : Maxime Cois, directeur général du groupement Accord Bio, revient sur les temps forts de cette édition.

 

Bio Linéaires : La troisième édition du Salon Accord Bio a fermé ses portes dimanche dernier. Combien avez-vous accueilli d’exposants et de visiteurs issus des magasins adhérents ?

Maxime Cois : Nous avons accueilli 128 exposants. Initialement, 130 étaient prévus, mais nous avons enregistré deux désistements de dernière minute. Concernant la fréquentation des magasins adhérents, le salon a rassemblé environ 170 visiteurs représentant près de 115 magasins. Ces chiffres marquent une progression par rapport aux éditions précédentes, avec environ 30 magasins supplémentaires et une quarantaine de visiteurs en plus.

 

BL : Par rapport à 2025, quel bilan tirez-vous de l’édition 2026 sur l’ambiance générale ?

M. C. : L’ambiance générale a été extrêmement positive. Plusieurs raisons l’expliquent : un espace beaucoup plus qualitatif que celui de l’année précédente à Paris, aussi bien en matière d’agencement que d’équipements, de logistique et d’accessibilité. L’organisation d’une soirée après le salon a également joué un rôle de catalyseur pour la convivialité générale. Enfin, l’accompagnement par un prestataire spécialisé, associé à l’important travail logistique réalisé par l’équipe interne, a largement contribué à la fluidité et à la réussite de l’événement.

 

La mobilisation des adhérents est au cœur de la réussite du salon. Une grande partie de notre stratégie repose sur la prise en charge intégrale de l’hébergement et de la restauration. Cette année, nous avons réservé plus d’une centaine de chambres d’hôtel. C’est un effort financier important, mais il permet d’éviter que le coût soit un frein pour les magasins.

 

BL : Quels retours avez-vous eus de la part des exposants et de vos adhérents ?

M. C. : Pour être très honnête, les retours ont été excellents. Du côté des exposants et partenaires, le bilan business est plutôt positif : en moyenne, ils ont réalisé entre 30 et 40 contacts sur la journée. Certains grands stands, comme ceux de Relais Vert, Biodis ou Pural, nous ont indiqué avoir connu une fréquentation soutenue du matin au soir. C’était naturellement un peu plus calme pour le non-alimentaire, mais nous nous y attendions.

Ce qui revient aussi beaucoup, c’est l’appréciation du lieu à Lyon, jugé bien agencé, bien équipé et facile d’accès. Du côté des adhérents, le ressenti est tout aussi positif. Le cadre lyonnais, plus qualitatif que celui de Paris l’an dernier, a clairement permis de franchir un cap.

Le principal point d’amélioration remonté concerne le format : avec près de 130 exposants, une seule journée paraît un peu courte pour rencontrer tout le monde. Les magasins ont dû prioriser leurs visites.

 

BL : Comment faites-vous pour mobiliser un maximum de vos adhérents ?

M. C. : Nous ne lésinons pas sur les moyens, car la mobilisation des adhérents est au cœur de la réussite du salon. Une grande partie de notre stratégie repose sur la prise en charge intégrale de l’hébergement et de la restauration. Cette année, nous avons réservé plus d’une centaine de chambres d’hôtel. C’est un effort financier important, mais il permet d’éviter que le coût soit un frein pour les magasins.

Mais l’aspect financier ne fait pas tout : il y a aussi un important travail de proximité. Les membres du conseil d’administration s’impliquent directement en sollicitant les magasins via nos groupes WhatsApp et par mail. Laurence et Anissa, au siège, ont également réalisé un énorme travail de relance et de coordination logistique auprès des adhérents comme des partenaires.

C’est cette combinaison qui explique la montée en puissance du salon d’année en année.

Au total, l’organisation globale — comprenant le salon, l’assemblée générale du lendemain, l’hébergement et la restauration — représente un budget d’environ 125 000 euros.

C’est un investissement conséquent, mais indispensable pour le réseau. Heureusement, la participation financière des partenaires, via les stands et la soirée, permet d’en couvrir une partie.

 

BL : Comment envisagez-vous la prochaine édition ?

M. C. : Nous allons nous appuyer sur la réussite de cette année pour aller encore plus loin. Une chose est déjà certaine : nous reviendrons à Lyon, au même endroit. Le site est bien agencé, bien équipé et facilement accessible ; il nous paraît donc logique de poursuivre dans cette voie, probablement toujours au mois de juin.

Nous prévoyons également quelques ajustements concrets dans le déroulement de la journée. Par exemple, nous avons constaté qu’une ouverture à 9 heures un dimanche matin n’était pas idéale. Nous envisageons donc plutôt un démarrage à 10 heures et une fermeture vers 19 ou 20 heures, une suggestion qui nous a d’ailleurs été faite par plusieurs partenaires.

Nous réfléchissons aussi à l’organisation des flux dans la grande salle. Nous avons observé que les visiteurs se concentrent souvent sur les premiers stands en début de journée, tandis que le fond du salon reste moins fréquenté, avant que la situation ne s’inverse plus tard. L’objectif est donc de fluidifier les parcours afin que tous les exposants bénéficient d’une fréquentation plus homogène.

En résumé, nous conservons une formule qui fonctionne, tout en affinant certains détails pour rendre l’expérience encore plus fluide pour l’ensemble des participants.

 

Propos recueillis par Antoine Lemaire

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