Jérôme Cinel (Interbio Nouvelle-Aquitaine), élu vice-président d’Ifoam Organics Europe

A l’occasion de l’élection du nouveau bureau exécutif d’Ifoam Organics Europe, pour le mandat 2026-2029, les 185 membres de la Fédération bio européenne ont élu Jérôme Cinel, directeur d’Interbio Nouvelle-Aquitaine, vice-président du bureau exécutif. Il exercera cette fonction aux côtés de la nouvelle présidente, Dóra Drexler de l’ÖMKI (Hongrie) et de Marian Blom de Bionext (Pays-Bas), également élue vice-présidente. 13 candidats étaient en lice pour 9 places. Ifoam Organics Europe est l’interlocuteur privilégié des institutions européennes concernant l’agriculture biologique et les produits bio.

 

Jérôme Cinel.

En rejoignant le bureau exécutif d’Ifoam Organics Europe, Jérôme Cinel contribuera aux réflexions stratégiques et aux actions portées par l’organisation pour promouvoir et renforcer l’agriculture biologique auprès des institutions européennes et des acteurs de la filière. « À travers mon élection, c’est aussi le rôle des régions, des territoires et des organisations rassemblant l’ensemble de la filière qui ont été reconnus comme acteurs essentiels du développement de l’agriculture biologique. Le Pacte régional bio mis en place en Nouvelle-Aquitaine entre la profession et les pouvoirs publics est un exemple en la matière. La priorité du mandat va se concentrer sur la place de la bio dans la future PAC, le renforcement de la place des producteurs dans la chaîne de valeur et des produits bio dans les marchés publics », déclare Jérôme Cinel.

Le nouveau bureau (board) d’Ifoam Organics Europe avec le commissaire européen à l’Agriculture et à l’Alimentation, Christophe Hansen.

À l’occasion de cette élection, IFOAM Organics Europe a également remis une déclaration sur l’avenir de la Politique agricole commune (PAC) au commissaire européen à l’Agriculture et à l’Alimentation, Christophe Hansen, appelant à un soutien fort et spécifique à l’agriculture biologique après 2027. Elle demande notamment :

  • Un engagement clair et durable en faveur de l’agriculture biologique ainsi que la sanctuarisation des aides à la conversion et au maintien en agriculture biologique ;
  • Une stratégie de développement biologique dans chaque État membre, avec des objectifs, des financements et des mesures destinés à renforcer les filières biologiques, les services de conseil, la transformation, les investissements, les organisations de producteurs, la promotion et le développement de la demande ;
  • Un traitement équitable des agriculteurs bio dans le cadre de la PAC, reconnaissant l’agriculture biologique comme un système agricole légalement réglementé et contrôlé de manière indépendante, générant de multiples bénéfices publics. Dès lors, les agriculteurs bio doivent être clairement avantagés financièrement par rapport à des dispositifs de soutien récompensant des pratiques ou approches dont les engagements environnementaux sont moins clairement définis.

 

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