NUMERO : N°64 -Mars avril 2016

La sève de bouleau bio : la cure de printemps légendaire

Le bouleau… un arbre détesté ou adulé ! Haï par certains pour ses pollens si allergisants, il est le plus souvent encensé pour les propriétés de ses feuilles, de ses bourgeons et, à cette période cruciale de l’année, pour sa précieuse sève.

En ce début de printemps, la sève de bouleau coule à flot dans les arbres et il est temps de délester les organismes des abus de l’hiver et les préparer à ce changement de saison avec ce liquide clair qui tombe à point nommé… Nous le savons, la nature est bien faite !

À travers le monde, un arbre adulé…

À l’époque celtique, cet arbre était associé au dieu Thunar et au retour du printemps. Les dépouilles des corps retrouvées étaient recouvertes de feuilles de bouleau pour préparer vraisemblablement le défunt à une nouvelle vie.

En Sibérie, le bouleau est considéré comme « l’arbre sacré » car ses racines qui plongent dans le sol et ses branches qui s’élèvent dans le ciel en font l’axis mundi c’est-à-dire « l’axe du monde ». Ainsi, cet arbre est planétairement réputé pour être le symbole des rapports qui s’établissent entre la terre et le ciel. De par son élégance, son écorce délicate évoquant l’éclat blanc argenté de la pleine lune et sa légèreté, le bouleau possède donc toutes les qualités requises pour être défini et accepté comme « arbre de lumière ».

En Europe et en Asie centrale, cet arbre sacré symbolise bien sûr le printemps mais également la jeune fille et d’ailleurs en Russie, le nom de « Bouleau » a été donné à un célèbre ensemble russe de chants et de danses composés uniquement pour les jeunes filles.

À travers les civilisations, les différentes parties du bouleau ont été utilisées pour soigner divers maux et maladies. D’ailleurs, encore de nos jours, on utilise son écorce, ses feuilles, ses bourgeons, son huile essentielle, son chaton, sa semence ou encore sa sève pour prévenir ou soulager certains maux du quotidien.

D’après les littératures sur cet arbre et ses différents composants, il apparait clairement que ceux-ci ne possèdent pas tous les mêmes propriétés thérapeutiques. Et parfois l’association de la sève de bouleau et de ses bourgeons par exemple permet une synergie et donc une efficacité optimale.

Du côté de la botanique

Le bouleau fait partie des plantes dicotylédones, de l’ordre des fagales et de la famille des bétulacées tout comme le charme, l’aulne ou encore le noisetier.

On dénombre dans le genre Betula environ vingt cinq espèces qui poussent en Europe, dans les régions froides et tempérées, en Amérique du Nord ainsi qu’en Asie centrale et septentrionale. Ces arbres à écorce blanche et à bois blanc croissent à découvert ou en lisière des forêts. Ils affectionnent particulièrement les terrains meubles et légers mais peuvent facilement s’adapter aux conditions extrêmes de sécheresse, d’humidité, de grand froid ainsi qu’aux sols très pauvres, acides, sablonneux ou rocheux. Ils sont très exigeants en lumière.

En Europe occidentale et donc en France, les deux espèces les plus communes sont principalement :

  • le bouleau pubescent (Betula alba ou Betula pubescens) qui affectionne particulièrement les milieux humides et
  • le bouleau verruqueux (Betula pendula).

Le bouleau verruqueux ne dépasse pas vingt cinq mètres et le pubescent, qui est un peu plus petit avoisine les 15 à 20 mètres.

Leur croissance est rapide et ils ne vivent pas plus d’une centaine d’années. Le Bouleau est ainsi considéré comme l’arbre de la jeunesse.

Mais intéressons-nous de plus près à la sève que vous allez pouvoir conseiller en ce début de printemps à vos clients pour purifier les organismes et ainsi redonner de l’énergie.

La précieuse sève de bouleau

Le nom sève provient du latin « sapa » qui signifie vin cuit. Il désigne le liquide qui circule dans les différentes parties des végétaux. On distingue généralement :

  • La sève dite « brute » qui est celle qui monte des racines vers les feuilles et
  • La sève dite « élaborée » qui est produite dans les feuilles à partir de la photosynthèse.

La sève de bouleau bio que vous avez en magasin est la sève brute minérale, c’est-à-dire celle qui monte du tronc vers les branches lors de l’arrivée des beaux jours.

Le processus d’ascension de la sève est complexe. Les racines absorbent l’eau du sol par un processus d’osmose et cette eau est ensuite transportée à travers le tissu vasculaire ligneux. Ce phénomène n’est pas encore clairement élucidé et deux hypothèses sont avancées : est-ce par différence de pression hydrostatique entre le sommet de l’arbre et le sol ou simplement par électro-osmose ?

La récolte de la sève

Selon le climat et la météorologie, la sève de bouleau bio se récolte invariablement une seule fois par an de la mi-février à la mi-avril, là où se produit la montée de sève, avant l’apparition des bourgeons et des feuilles, c’est-à-dire sur une période de quatre à cinq semaines. Plus l’hiver a été rigoureux et plus la montée de sève sera forte.

Cette récolte se fait principalement par saignée en introduisant par forage horizontal dans le tronc, un tuyau de faible diamètre sur une profondeur de deux à cinq centimètres. Cette « saignée » ressemble à celle de l’érable pour récolter son sirop.

Chaque arbre fournit entre 1 à 2 litres de sève par jour, voire jusqu’à 10 litres en deux jours pour ceux qui ont atteint une plus grande taille.

Une fois la sève récoltée, le trou est bouché par une cheville de bois pour protéger l’arbre des infections.

La sève est généralement récoltée sur des arbres situés en plein cœur de forêt qui ont entre 20 et 50 ans. Ces arbres, loin d’en être affaiblis, s’en trouvent stimulés et renforcés pour la saison à venir.

Cette récolte est donc totalement respectueuse de la nature puisqu’elle ne nécessite donc ni abattage, ni sacrifice.

À quoi ressemble cette sève ?

La sève de bouleau bio ainsi récoltée manuellement est un liquide très clair, voire incolore et à première vue, elle est aussi limpide que l’eau claire.

De par la présence de fructose, son goût est naturellement légèrement sucré, et c’est la raison pour laquelle elle est facilement adoptée par tous vos clients chaque année, des plus petits aux plus grands.

Toutefois, son état ne reste pas stable dans le temps et de par cette présence de sucre, elle fermente, devient acidulée et si vous la laissez reposer quelques jours, vous verrez apparaitre un léger trouble, synonyme de la présence de phosphate de calcium et de maléate de calcium.

Si la fermentation perdure, on obtient un vin de bouleau, analogue au Champagne.

La conservation de la sève

La conservation et la stabilisation de la sève de bouleau peuvent s’effectuer de différentes façons :

  • par ajout d’alcool pur,
  • par pasteurisation et donc par la chaleur,
  • par adjonction de clous de girofle,
  • par la congélation,
  • ou encore par l’ajout de conservateurs chimiques (pas en bio).

Les constituants de la sève

La composition de la sève est variable en fonction des terrains sur lesquels croissent les bouleaux. Plus les terrains sont riches en minéraux et oligo-éléments et plus la sève en renfermera naturellement.

Parmi les composants les plus importants, on retrouve :

  • deux hétérosides : le bétuloside et le monotropitoside. Ces composés libèrent par hydrolyse enzymatique du salicylate de méthyle reconnu pour ses propriétés analgésiques, anti-inflammatoires et diurétiques.
  • de la bétuline,
  • des sels minéraux et oligo-éléments hautement biodisponibles (manganèse, calcium, potassium, magnésium, silicium, zinc, cuivre, sélénium…),
  • plus d’une quinzaine d’acides aminés, dont l’acide L-glutamique,
  • de la vitamine C,
  • des mucilages,
  • une infime quantité d’hormones végétales, comme l’acide absissique (ABA), sous forme estérifiée ainsi que des cytokines.

Utilisée en médecine depuis près de neuf siècles

L’utilisation thérapeutique de la sève de bouleau est reconnue depuis le 12e siècle, époque où Sainte Hildegarde la recommandait contre les ulcères. Au 16e siècle, le médecin Matthiole l’a même décrit ainsi : “si on perce le tronc du bouleau avec une tarière, il en sort une grande quantité d’eau, laquelle a grande propriété et vertu à rompre la pierre tant aux reins qu’en la vessie si on continue d’en user. Cette eau ôte les taches du visage et rend la peau charnue et belle. Si on s’en met dans la bouche, elle guérit les ulcères qui sont dedans”. Certains médecins, comme J.B. Van Helmont, privilégie non pas la sève récoltée du tronc de l’arbre mais celle qui s’écoule de la blessure des branches épaisses dans la cime car celle-ci est plus sucrée.

Déjà à cette époque, ce médecin constate que la quantité de sève récoltée dépend de la sévérité de l’hiver et de l’âge des arbres. Plus tard, le chirurgien militaire et inspecteur général du service de santé des armées de Napoléon, Pierre-François Percy déclara que «  dans tout le nord de l’Europe, à commencer par nos départements du Rhin jusqu’aux confins de la Russie la plus septentrionale, l’eau de bouleau est l’espoir, le bonheur et la panacée des habitants riches et pauvres, grands et petits, seigneurs, serfs… Les maladies de peau, les boutons, dartres, couperoses…, lui résistent rarement  » et que c’est également « un remède précieux dans les affections rhumatismales, dans les reliquats de goutte, dans les embarras de la vessie, et dans une foule de maux chroniques contre lesquels la science médicale est si sujette à échouer. »

Et en réponse à cela, le bouleau a été surnommé « arbre néphrétique d’Europe ».

D’autres médecins par la suite constatèrent ses multiples actions et en particulier sa capacité à « chasser hors de l’organisme » les excédents d’acide urique (crise de goutte) et d’urée dans le sang.

Quelles sont les vertus thérapeutiques de la sève de bouleau ?

Les vertus dépuratives, diurétiques et revitalisantes de cet élixir ancestral naturel et pur sont connues en Europe occidentale depuis le XIIème siècle.

Toutes les familles des pays scandinaves connaissent les bienfaits de cette sève précieuse pour contrebalancer les vies sédentaires, les stress chroniques ou les alimentations déséquilibrées qui sont autant de paramètres diminuant jour après jour l’énergie vitale.

La cure de sève de bouleau bio va en fait agir sur les deux principaux émonctoires de purification en ce début de printemps : le foie et les reins, permettant ainsi un drainage profond de l’ensemble de l’organisme et des liquides extracellulaires.

Un excellent dépuratif hépatique

La sève de bouleau bio va capter et neutraliser les toxines, les pesticides, les additifs artificiels divers de l’agro-alimentaire (colorants, arômes, conservateurs…) accumulés dans l’organisme pendant l’hiver.

Autrefois, la sève de bouleau était utilisée pour combattre la jaunisse. Elle possède donc une véritable action sur le foie et en augmentant la cholérèse, c’est-à-dire l’excrétion de bile, les toxines et les déchets délogés sont plus facilement éliminés hors de l’organisme.

Une forte action diurétique

La double propriété de la sève de bouleau bio est qu’elle possède également une action sur la diurèse, et donc sur les reins, drainant et filtrant divers déchets que sont l’acide urique, l’excès de sodium, de phosphates, d’urée, d’ammoniaque ou encore de médicaments.

De plus, elle favorise le désengorgement de tous les tissus, limitant la rétention d’eau et intervenant en particulier contre la cellulite.

Les récentes études montrent également que l’écorce du bouleau est riche en bétuline, qui :

  • améliorerait la résistance des cellules à l’insuline et serait donc bénéfique en cas de pré-diabète,
  • réduirait l’athérosclérose (rigidification des artères),
  • diminuerait les hyperlipidémies .

Sève de bouleau et milieu cellulaire…

Dans l’organisme, l’eau se répartie entre les milieux intracellulaires et extracellulaires, et permet la transmission des messages et des informations.

Si des déchets mal drainés s’accumulent dans le milieu extracellulaire, le fonctionnement des cellules est entravé et on observe un vieillissement prématuré de ces dernières. La sève de bouleau va donc éliminer hors de l’organisme ces déchets extracellulaires.

Le sodium est prédominant dans le milieu extracellulaire alors que le potassium est prépondérant dans le milieu intracellulaire, tout comme dans la sève de bouleau qui va donc aussi agir très efficacement dans ce milieu intracellulaire pour le régénérer.

À qui conseiller la sève de bouleau ?

À toutes celles et ceux qui souhaitent commencer un programme minceur

Son effet drainant élimine les toxines et les surcharges, en particulier celles engendrées par un régime riche en protéines, dit hyperprotéiné, car ce dernier produit des déchets acides et organiques (type acide urique ou urée).

De surcroît, malgré son goût légèrement sucré, cette sève est très peu calorique, puisque 100 ml n’apporte qu’une vingtaine de calories. Une raison de plus pour ne pas s’en priver !

À tous ceux qui désirent retrouver de l’énergie

Grâce à son incroyable teneur en vitamines, minéraux, oligo-éléments et acides aminés, elle est naturellement tonique et revitalisante, et permet de remettre à niveau les stocks de vitamines et minéraux épuisés pendant cet hiver.

À tous ceux qui se plaignent de petites douleurs chroniques

En cas de pathologies rhumatismales, une cure de sève de bouleau bio s’avère assez efficace puisqu’elle permet l’élimination des déchets acides. Elle favorise donc la souplesse des mouvements en combattant l’inflammation des articulations.

À tous ceux qui ne veulent pas que leur peau « fleurisse » à l’arrivée du printemps

En soulageant le foie dans son fonctionnement, cette cure redonnera un superbe éclat aux peaux un peu ternes et évitera que printemps ne rime avec bourgeonnement cutané ! En effet, la sève exerce une action très efficace contre les maladies de peau qui traduisent souvent les dysfonctionnements des systèmes excréteurs de l’organisme.

La sève de bouleau peut également être appliquée en externe pour soulager les petites brûlures, diverses maladies dermatologiques bénignes ou encore pour stimuler la pousse des cheveux.

D’ailleurs, la sève de bouleau est très prisée en Lettonie par l’industrie cosmétique. Les recherches effectuées à Riga montrent qu’elle possède un effet anti-âge au niveau cutané. Selon les chercheurs, « La sève de bouleau stimule à la fois la croissance des cellules du derme et de l’épiderme, elle retarde leur vieillissement ». Elle protègerait les cellules de la peau du stress oxydatif, des rayons ultraviolets et de la pollution. Tous vos clients peuvent ainsi bénéficier des bienfaits d’une cure de sève de bouleau bio, mais plus particulièrement, vous pouvez la prescrire :

  • à ceux qui prennent des médicaments au long cours (type statines, paracétamol au quotidien, hypotenseurs, antidépresseurs, anti-inflammatoires etc…),
  • à ceux qui consomment régulièrement des quantités importantes d’alcool,
  • à ceux qui souffrent de goutte (excès d’acide urique),
  • aux convalescents,
  • aux personnes qui suivent un programme minceur,
  • aux personnes âgées,
  • aux adolescents qui sont souvent plus à même de consommer de la « malbouffe »,
  • aux sportifs.

Les autres dépuratifs du moment

Vous avez également à votre disposition, des extraits complémentaires, que vous pouvez conseiller en même temps ou en alternance :

L’aubier de tilleul pour éliminer les toxines externes et les déchets organiques tel l’acide urique ; pour désinfiltrer les tissus et éliminer le surplus d’eau hors de l’organisme et éliminer les petits calculs rénaux.

Le chardon marie (Silybum marianum), qui stimule l’élimination des toxiques et toxines, tout en favorisant la régénération des hépatocytes endommagés. Elle accroît l’activité de la SOD et de la glutathion peroxydase, et augmente ainsi les taux de L-glutathion qui soutient la deuxième phase de détoxication hépatique (phase de conjugaison).

Le radis noir (Raphanus sativus) : Sa racine renferme des composés soufrés qui drainent le foie, activent la sécrétion et l’élimination de la bile. De la famille des crucifères, il renferme des glucosinolates qui agissent sur la phase de conjugaison.

L’artichaut (Arctium lappa) : Sa feuille, riche en cynarine, possède des propriétés cholagogues. En acheminant la bile vers les intestins, elle draine les toxines et toxiques hors de l’organisme.

Le pissenlit (Taraxacum officinale). Sa racine est plutôt à visée hépatique et biliaire. Elle améliore la production de bile et l’ensemble des paramètres biliaires (bilirubine et transaminases). Ses feuilles ont une action diurétique.

L’élixir du suédois : Ce complexe de plantes résulte d’une parfaite alliance entre une recette élaborée depuis plusieurs siècles et une production moderne, le tout dans le respect de l’environnement. Il permet l’évacuation efficace des déchets et des toxines.

Comment la préconiser ?

Cette sève est à préconiser en cure de 2 à 3 semaines minimum à l’arrivée du printemps ou à chaque changement de saison.

Généralement on conseille de 3 à 5 litres pour 21 jours de cure, soit entre 150 et 250 ml par jour, à prendre tous les matins après le petit déjeuner.

Vous pouvez aussi la recommander en ampoules, à raison d’une à deux ampoules tous les matins.

Elle peut se boire pure ou diluée dans un verre d’eau ou dans un litre ou un litre et demi d’eau pour être bue tout au long de la journée (dans une bouteille ou une carafe). Vous serez ainsi certains que vos clients s’hydratent suffisamment pendant cette cure.

Dites à vos clients de conserver la bouteille de sève de bouleau bio au réfrigérateur après ouverture, 3 semaines maximum. En effet comme naturellement elle contient du sucre, elle risque de fermenter à température ambiante.

Vous devez aussi avertir vos clients de la différence entre la sève de bouleau et le jus de bouleau qui provient d’une simple extraction aqueuse des feuilles sèches.

Mettez-les en garde aussi contre les « pseudos sèves » de bouleau retrouvées dans d’autres circuits de distribution . Celle que vous pouvez leur proposer :

  • est issue de l’agriculture biologique,
  • ne contient ni additifs chimiques, ni conservateurs,
  • n’a pas subi de traitement à chaud, ni de pasteurisation (elle perdrait alors ses qualités),
  • est 100 % pure et non diluée.

Angélique Houlbert

Nutritionniste

Bibliographie : le guide la sève de bouleau, Editions Amyris

1)   Jing-Jie Tang, Jia-Gui Li, Wei Qi Wen-Wei Qiu, Pei-Shan Li, Bo-Liang Li, Bao-Liang Song. Inhibition of SREBP by a Small Molecule, Betulin, Improves Hyperlipidemia and Insulin Resistance and Reduces Atherosclerotic Plaques. Cell metabolism ; Volume 13, Issue 1, 5 January 2011, Pages 44–56

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