NUMERO : N°69-Janvier Février 2017

Les plantes de la prostate

La prostate est la glande génitale masculine annexe entourant la partie initiale de l’urêtre et dont les secrétions contribuent à former le liquide séminal. Cette définition académique montre l’importance de cet attribut masculin. Pourtant les hommes ne se soucient guère de leur prostate avant l’âge… de la retraite. Ils la découvrent lorsque certains bouleversements hormonaux commencent à se manifester… après la cinquantaine. Prendre soin de sa prostate, c’est d’abord suivre une alimentation intelligente : éviter les charcuteries, les produits laitiers, les aliments fumés. C’est aussi augmenter sa consommation de légumes, choisir l’huile de pépins de courge, les jus de grenade et de canneberge.

Les meilleures plantes amies de la prostate pour les hommes virils et fertiles

  • Les fleurs d’épilobe (Épilobium parviflorum), réputées comme anti-inflammatoires prostatiques, et même équilibrantes des hormones masculines. Meilleures alliées de la prostate, leur action est plus marquée quand elles sont utilisées fraîches en infusion ou en teinture-mère.
  • Les fleurs de bruyère (Calluna vulgaris), sédatives, diurétiques, s’opposent à l’inflammation de la paroi de la vessie. Un antiseptique urogénital qui permet de lutter contre l’urémie et l’albuminurie.
  • Les fleurs de buchu (Agosthosma betulina) calment et atténuent l’inflammation chronique et aigüe de la prostate
  • Les feuilles de busserole (Arctostaphylos uva ursi) renferment de l’arbutine et des tanins particuliers qui lui confèrent des vertus antiseptiques des voies urinaires, luttent contre l’inflammation de l’urètre et l’hypertrophie de la prostate accompagnée de pus dans les urines,
  • L’ortie dioique (Urtica dioica), une “mauvaise” herbe, finalement excellente en plante entière (incluant les racines), anti-oedème et décongestionnante pelvienne qui empêche l’enzyme 5-alphase-réductase de transformer la testostérone, hormone masculine par excellence, en dihydrotestostérone, impliquée dans l’hypertrophie bénigne de la prostate (H.B.P.). Elle soulage les problèmes de la miction. L’ortie présente un effet de synergie avec le prunier africain et le palmier nain.
  • Le prunier africain (Pygeum africanum ou Prunus africanum) : dont l’écorce est utilisée depuis longtemps pour soulager les personnes qui souffrent d’hyperplasie de la prostate. C’est un décongestionnant qui réduit l’envie d’uriner.
  • Les feuilles de poirier (Pyrus communis) : Riches en arbutoside (comme la callune et la busserole), elles ont des vertus anti-inflammatoires, désinfectantes. Elles ralentissent le rythme des mictions et atténuent les douleurs de l’appareil urinaire.
  • La figue de barbarie (Opuntia ficus indica), employée comme puissant anti-oxydant et anti-inflammatoire. La recherche scientifique a démontré que les figues de Barbarie peuvent stabiliser les niveaux de sucre dans le sang. Empêchant le sucre de se transformer en graisse, elle est également efficace pour lutter contre l’obésité, l’hypertrophie bénigne de la prostate .
  • Le palmier nain (Serenoa repens, Sabal serridata ou Saw palmetto) est reconnu aussi efficace, plus rapide et mieux toléré que tous les médicaments habituellement prescrits pour l’H.B.P. Il offre généralement un soulagement rapide des symptômes.
  • Le cyprès (Cupressus sempervirens)  : un vasoconstricteur veineux et un décongestionnant pelvien. Il agit contre l’incontinence urinaire.
  • L’avoine (Avena sativa) : germée, en flocons, en teinture-mère ou en tisane, l’avoine procure force, endurance et énergie. Il suffit de regarder les étalons qui étonnent par leur vitalité.
  • Le raifort (Cochlearia armorica) : antiseptique et également anti-inflammatoire, il est réputé dans les vieilles familles campagnardes comme un puissant tonique. Il réchauffe le sang et les sens !
  • La maca (Lepidium peruvianum)  : plante sacrée de la civilisation Inca, possède des propriétés aphrodisiaques. La maca rouge serait plus riche en glucosinolates que la plupart des macas communes. Elle est reconnue pour avoir de réels effets dans la réduction de la taille de la prostate

En complément des plantes bénéfiques énumérées, le zinc est l’oligo-élément qui induit une auto-régulation des cellules prostatiques.

Jean-Claude Rodet

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