« Transmettre pour renouveler l’énergie du collectif » – Didier Perreol quitte la présidence du Synabio

Didier Perreol. Photo Antoine Lemaire.

Moment d’émotion lors de l’assemblée générale du Synabio à Lyon : après plus de vingt ans d’engagement, dont six à la présidence, Didier Perreol passe le témoin. Entre bilan, reconnaissance et regard tourné vers l’avenir, il partage sa vision d’une bio toujours plus collective et résiliente.

 

Bio Linéaires : L’assemblée générale du Synabio à Lyon a été un moment particulier pour vous, marqué notamment par votre départ de la présidence après six années. Quel est votre sentiment et quelles sont les raisons de ce choix ?

Didier Perreol : C’est en effet avec beaucoup d’émotion que j’ai ouvert et clôturé cette assemblée générale. J’ai exprimé à nos adhérents mon souhait de passer le relais afin d’apporter une nouvelle énergie à la présidence. Je souhaite prendre du recul et me consacrer à mes autres mandats, ainsi qu’à mon nouveau métier d’hôtelier-restaurateur. Ce fut une expérience très riche et passionnante, menée avec un conseil d’administration, un bureau et une équipe extrêmement dynamiques. Ensemble, nous avons pu accomplir de très belles choses.

 

BL : Vous êtes engagé au sein du Synabio depuis plus de vingt ans. Quel bilan tirez-vous de cette expérience, et quel rôle jouent ces assemblées générales pour les opérateurs ?

D.P. : Ces assemblées sont toujours des moments forts de rencontre et d’échange. Notre métier de la transformation agroalimentaire est très diversifié : il regroupe des entreprises de tailles variées — petites, moyennes ou grandes — réparties sur tout le territoire. Nous exerçons des activités différentes : fabrication de biscuits, de pâtes, transformation de légumes, de viande, etc. Ces temps d’échange sont donc essentiels. Ils permettent de partager nos expériences, de parler du marché, des consommateurs, d’innovation. Nous invitons aussi les réseaux spécialisés bio et nos partenaires producteurs — car sans eux, les transformateurs n’existeraient pas. Le rôle du Synabio, en tant que syndicat représentant les transformateurs et certains distributeurs, est d’être un véritable stimulateur pour chaque entrepreneur.

 

BL : Cette AG marque également le départ de Charles Pernin du poste de délégué général. Quels mots souhaitez-vous adresser à celui qui a été un moteur de l’équipe pendant onze années ?

D.P. : Charles Pernin a été l’animateur de cette équipe, mais surtout un fédérateur. Il a joué un rôle clé de courroie de transmission entre le président, le conseil d’administration et l’équipe opérationnelle. Très présent sur le terrain, il était en lien constant avec les entreprises adhérentes pour leur apporter des réponses sur la réglementation ou sur la communication. On ne peut que saluer ces onze années passées à la tête de notre organisation. Il y a marqué son époque par son engagement personnel, ses convictions, sa patience et son pragmatisme. Ce sont des qualités essentielles, et j’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec lui. Nous lui souhaitons pleine réussite dans sa nouvelle vie en Corrèze.

 

BL : Des ateliers ont été consacrés aux prochaines orientations et aux grands axes à suivre pour le Synabio. Quelles sont, selon vous, les stratégies et les enjeux majeurs pour les années à venir ?

D.P. : Il est essentiel d’écouter nos adhérents et de comprendre leurs préoccupations en tant que chefs d’entreprise. Notre marché a traversé une période de turbulences, mais nous constatons depuis quelques mois une reprise de la consommation et une meilleure fréquentation dans les points de vente. Ces échanges avec nos adhérents servent à définir les priorités : les enjeux du moment, les besoins en communication, les perspectives d’avenir, le rôle de l’Agence Bio, et plus largement, l’avenir de notre profession. C’est à partir de cette écoute que nous pourrons construire la stratégie du Synabio pour les années à venir.

 

BL : Un dernier mot : vous quittez la présidence, mais restez toujours impliqué dans la filière bio ?

D.P. : Bien sûr. Je reste membre du conseil d’administration du Synabio, je préside toujours l’Itabl (Ndlr : Institut technique de l’agriculture biologique) et je suis également vice-président de La Maison de la Bio. Il reste donc de nombreux enjeux auxquels je continuerai à apporter ma contribution.

Propos recueillis par Antoine Lemaire

 

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