En Allemagne, les marques de producteurs bio sont à la fois en magasins bio et en GMS

Rayon fruits & légumes bio d’un magasin Edeka à Munich mettant en avant la « qualité demeter » des produits (source : Böhm, Ecozept, oct.2019).

Premier « bio » pays d’Europe avec un marché bio de 14,99 milliards d’euros en 2020 (hors RHD), l’Allemagne a consacré 6 % de sa consommation alimentaire à domicile aux produits bio en 2020, selon l’Agence Bio. La grande distribution, en 2020, y détient 60 % des parts du marché bio allemand et les magasins bio 25 %*. Si en France, les circuits de distribution sont fortement distincts, ce n’est pas le cas outre-Rhin, où toutes les marques de producteurs bio, jadis réservées à la distribution bio, sont aujourd’hui présentes en GMS, voire en discount, comme le rappelle notre partenaire Ecozept dans notre dossier GMS à paraître dans le prochaine Bio Linéaires (sortie fin août).

Vous y découvrirez notamment que depuis 2016, les représentants de certaines enseignes conventionnelles ont officiellement rejoint l’organisation faîtière de la bio allemande (le BÖLW). Nommée « association des commerçants engagés dans la filière bio » (ÖLD), ce regroupement de distributeurs détaillants allemands réunit ceux avec « une large gamme de produits bio » (sans spécifier les seuils) avec pour objectif de « développer les assortiments bio, soutenir l’agriculture biologique et contribuer aux discours publics sur la bio ». L’ÖLD joue un rôle aussi dans la politique d’approvisionnement des enseignes et en particulier dans la négociation avec les grandes associations de producteurs.

Plusieurs enseignes s’engagent auprès des producteurs, à l’image d’Aldi qui a annoncé en juin dernier, la contractualisation avec les paysans (éleveurs laitiers, fruits et légumes) sur trois ans et non plus sur 6 mois, comme c’était le cas jusqu’ici. Autre exemple, le « mariage Bioland – Lidl » : au bout de presque quatre ans, leur collaboration semble toujours satisfaisante pour les paysans bio comme pour Lidl.

Il est indéniable que ces efforts ont des effets structurants sur le marché bio et qu’ils ont contribué à déclencher la « vague des conversions », observée depuis trois ans en Allemagne, souligne Ecozept.

Enfin, parmi les neuf associations de producteurs bio, les marques les plus courantes – Bioland, Naturland et demeter – regroupent environ 14 400 paysans bio, fin 2020, soit 41 % du nombre total de producteurs bio allemands. Toutes les trois ont conclu des contrats avec la distribution conventionnelle. Ces contrats règlementent l’utilisation de la marque, la politique des prix, la communication sur le produit et s’expriment dans certains cas aussi sur les volumes bio à contractualiser.

* Source : Agence Bio.

Retrouvez l’ensemble de l’analyse d’Ecozept sur la particularité du marché bio en Allemagne dans Bio Linéaires N°97 (Septembre / Octobre) – parution fin août.

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