
L’entreprise Vitamont, pionnière des jus de fruits et de légumes 100 % bio, a célébré ses 40 ans le 18 septembre. L’événement, qui a réuni collaborateurs, partenaires et amis à Monflanquin (47), a permis d’inaugurer une nouvelle ligne de production pour boissons gazeuses. Un investissement d’ampleur qui lui permet de gagner en flexibilité et en efficacité.
Créée en 1985 par Alain Brugalières et trois amis sous le nom de SECOPRA, Vitamont a fait le pari du bio à une époque où le marché était encore balbutiant.

Quarante ans plus tard, l’entreprise est une référence. Son fondateur n’imaginait sans doute pas que cette PME réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros, soit présente dans 20 pays, avec 44 collaborateurs et un catalogue de plus de 250 références.
Vitamont, dont un quart des produits sont issus du commerce équitable, a su s’imposer comme le leader des jus premium et des boissons, tout en distribuant des marques du groupe Compagnie Léa Nature, comme Unaju et Mamie Bio.
Cette réussite repose sur un engagement en faveur des approvisionnements locaux et nationaux, qui représentent 46 % des achats, avec une organisation logistique de pointe. Ses bâtiments de 9 000 m², dont la moitié est dédiée à la production et l’autre à la logistique, témoignent de cette efficacité. Grâce à ses deux lignes de production, Vitamont peut produire jusqu’à 40 000 bouteilles par jour, soit 8 millions de litres par an, tout en maintenant un taux de service de 98,8 %.
Une nouvelle ligne de production pour une croissance « pétillante »
L’anniversaire de Vitamont a été l’occasion d’inaugurer un investissement majeur : une nouvelle ligne de production pour boissons gazeuses, installée dans un hall technologique de 1 300 m². Éric Bocquier, directeur général de Vitamont, a présenté cette ligne polyvalente qui peut produire de 2 000 à 2 500 bouteilles par heure. Capable de s’adapter à 19 formats différents, de 20 cl à un litre, cet outil offre une grande flexibilité pour répondre à la demande du marché. Il permet aussi la mise en bouteille de 75 cl avec un bouchon mécanique, une technique habituellement réservée au secteur de la bière.

Ce nouvel équipement est le fruit d’une collaboration internationale : les machines proviennent d’Autriche, d’Italie, de Slovénie, de France et la ligne est conçue pour être la plus performante possible, avec l’intégration prochaine d’un palettiseur automatique.

Cet investissement s’inscrit aussi dans une démarche d’efficacité énergétique, avec un tunnel de pasteurisation qui récupère les eaux chaudes et froides pour limiter les pertes thermiques. Vitamont espère atteindre les 2 millions de bouteilles produites d’ici la fin de l’année, et prévoit la création de nouveaux emplois sur le territoire d’ici 2027.

Une exigence de qualité à chaque étape
Au-delà des chiffres, la qualité reste le maître-mot de Vitamont. L’entreprise dispose d’un service qualité qui s’assure de l’excellence de chaque produit. Des contrôles quotidiens sont réalisés par des techniciens et toutes les matières premières entrantes sont minutieusement vérifiées. L’engagement de Vitamont est aussi reconnu par ses sept certifications (Bio, Fair For Life, Max Havelaar, PME+, etc.). L’innovation est également au cœur de sa stratégie : chaque année, environ 40 projets sont étudiés, et 20 aboutissent à de nouveaux produits, représentant 10 % du chiffre d’affaires annuel. Ces nouveautés sont soumises à de nombreuses dégustations pour s’assurer que 70 % des consommateurs les apprécient avant leur mise sur le marché.
La communication et le marketing s’appuient sur une équipe commerciale de six commerciaux, une cheffe des ventes et un directeur commercial. Leur fidélité à l’entreprise, avec une ancienneté moyenne de 13 ans, témoigne d’une équipe soudée et expérimentée. Cette force de vente visite les magasins bio pour présenter les produits, les opérations commerciales et distribuer des outils de mise en avant.
Un ancrage territorial salué par les autorités
L’anniversaire de Vitamont a été l’occasion de saluer son enracinement dans le Lot-et-Garonne, un lien fort mis en lumière par les discours des représentants institutionnels. La maire de Monflanquin, Nathalie Founaud-Veysset, a rappelé que l’entreprise est « emblématique de l’importance de la filière agroalimentaire de qualité et bio sur notre territoire ». La présidente du Conseil départemental, Sophie Borderie, a fait écho à cette fierté en plaçant Vitamont au cœur de la stratégie départementale. Elle a insisté sur l’identité du Lot-et-Garonne, troisième département bio de la région où le nombre de fermes biologiques a doublé en dix ans et dont le programme « Du 47 dans nos assiettes » a permis à 100 % des collèges d’être certifiés « Bio engagé ». La sous-préfète de Villeneuve-sur-Lot, Dalila Zane, a quant à elle salué l’audace d’Alain Brugalières d’avoir « voulu se lancer dans du fruit bio » à une époque précurseuse, et félicité l’entreprise pour sa volonté d’investir dans la région, en l’encourageant à poursuivre ses « pensées vertueuses d’économie de l’eau », un projet déjà à l’étude avec les services de l’État.
Un fondateur, gardien des valeurs
Pour conclure, le fondateur, Alain Brugalières, a insisté sur l’actionnariat familial et les valeurs fondatrices qui restent le moteur de l’entreprise : « partager le prix de notre performance avec [les] salariés », « développer des externalités positives qui contribuent au bien-être social » et surtout « créer de la valeur ajoutée sans porter atteinte à l’environnement ». Il a d’ailleurs confirmé que de nouveaux investissements sont prévus pour les économies d’énergie, avant de donner rendez-vous à tous pour les 40 prochaines années.
Une vision à la fois large et humaine
Charles Kloboukoff, fondateur de la Compagnie Léa Nature, a démontré l’importance d’une vision à la fois globale et stratégique. Au-delà des chiffres (voir encadré), sa pensée pour les nombreux magasins contraints de fermer ces dernières années témoigne que l’on peut être à la tête d’un groupe d’envergure sans perdre de vue l’aspect humain et ceux qui ont contribué à bâtir l’histoire du bio.
Des échanges au cœur de la filière
L’anniversaire de Vitamont a enfin permis des échanges privilégiés entre dirigeants et salariés, dont des agents de production. La journée s’est prolongée lors d’un apéritif, moment propice aux rencontres avec des figures clés du marché bio, tant du côté de la distribution (Biomonde, Accord Bio, Les Comptoirs de la Bio, le Drive tout Nu…) que des grossistes (Biodis, Relais Vert…). Après le repas, animé par une table ronde sur la Convention des Entreprises pour le Climat, la soirée s’est conclue dans une ambiance festive, célébrant les quarante ans de Vitamont mais aussi la force et la cohésion d’un collectif.
La vision de Compagnie Léa Nature

Premier fabricant français indépendant de produits bio et écoresponsables, Compagnie Léa Nature (488M€ de chiffre d’affaires, 2 000 salariés répartis sur 25 sites et une quarantaine de marques) a tracé sa voie singulière, portée par la vision unique de son fondateur, Charles Kloboukoff. Et pour lequel le choix du fonds de dotation actionnaire s’est imposé. « Une décision qui grave dans le marbre les valeurs et les engagements, les principes de fonctionnement de gouvernance, les interdits, les incitations, dans un Pacte d’Engagements Général qui s’applique à l’ensemble des sociétés du groupe. Nous dépassons le cadre de la société à mission, trop contraint face à nos ambitions et la nature diverse de nos activités. Ce choix audacieux qui est le mien, pris avec l’accord de mes enfants, renverse la donne habituelle dans le monde de l’entreprise. Ce n’est pas l’activité économique qui génère une action RSE, c’est la politique RSE de l’entreprise qui définit le cadre économique dans lequel elle peut s’exercer. » À terme, Léa Nature sera détenue majoritairement par un organisme d’intérêt général.






