La consommation responsable résiste et veut s’inviter en RHD

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Le caddie responsable des Français (local, équitable, bio, zéro déchet) résiste, voire progresse, selon le troisième baromètre de la transition alimentaire de Max Havelaar. Nouveauté 2021 : 81 % des Français attendent une démarche responsable de la part de la restauration, en priorité dans les cantines scolaires.

Graphiques : Baromètre Max Havelaar de la transition alimentaire – novembre 2021.

L’achat de produits alimentaires responsables progresse

90 % des Français achètent ce type de produits au moins une fois par mois et 66 % au moins une fois par semaine. Cet engagement des ménages est confirmé par les ventes 2020 : le chiffre d’affaires des produits labellisés Fairtrade/Max Havelaar a cru de 12 %, et il progresse encore au premier semestre 2021.

Les jeunes consomment davantage responsable 

  • + de produits bio (65 % des moins de 35 ans, vs. 52 % pour l’ensemble de la population),
  • + de produits sans ou limitant les emballages (67 %, vs. 50 %),
  • + de produits labellisés à la fois bio et issus du commerce équitable (60 %, vs. 44 %)
  • + de produits issus du commerce équitable (62 %, vs. 43 %).

Lieux d’achat : e-commerce et proxi en pression, magasins bio en recul

Les lieux privilégiés pour les courses alimentaires responsables restent les hypermarchés et supermarchés (fréquentés par 69 % des personnes achetant au moins une fois par semaine des produits alimentaires responsables). Les magasins proches de la maison et les achats sur Internet continuent leur progression depuis le début de ce baromètre (19 %, +4 pts en 1 an, +7 points en deux ans).

Marchés, enseignes bio et ventes directes chez les producteurs, priorisés par les Français en 2020, reculent de quelques points cette année (respectivement -4, -1 et -3 pts), mais restent en progression depuis 2019 sur 3 ans : +4 pts pour les marchés, +3 pts pour les hyper et supermarchés bio, +4 pts pour la vente directe chez les producteurs.

La consommation responsable se diversifie 

Si le secteur alimentaire reste de loin la priorité du caddie responsable (77 %), de nouveaux secteurs progressent cette année comme les produits d’entretien (37 %, +1 pt), l’habillement/textile (+3 pts, à 30 %). L’hygiène, les cosmétiques et la beauté figurent toujours parmi les secteurs privilégiés pour l’achat de produits responsables (42 %).

De nouvelles motivations

La première motivation demeure de permettre une juste rémunération des producteurs même si elle est en baisse (39 %, -3 pts vs 2020, -7 pts vs 2019). D’autres motivations de consommer responsable émergent et s’installent dans les pratiques :
– pour «  savoir d’où viennent les produits » (39 % soit +2 pts vs 2020 et +4 pts depuis 2019),
– « l’assurance d’avoir des produits de meilleure qualité » en choisissant des produits locaux, bio, équitables (32 %, +1 pt vs 2020),
– la recherche du goût (+2 pts vs 2020),
– l’envie de préserver sa santé (+2 pts vs 2020).

Le prix : de moins en mois un frein

Si le prix demeure le principal critère de choix dans le cadre des courses alimentaires (62 % des Français) et reste le principal frein à la consommation de produits alimentaires responsables (67 %), ce frein baisse de 5 points. Dans le même temps, près de 4 sondés sur 10 pensent que leur budget « produits responsables » va augmenter à l’avenir.

« Les attentes de l’opinion en faveur d’une alimentation locale, équitable, bio, sans déchets dans les écoles et universités sont massives »

Une consommation responsable attendue en RHD

Questionnés cette année, les Français expriment des attentes fortes à l’égard de l’ensemble de la restauration hors domicile. 81 % d’entre eux attendent des restaurateurs qu’ils intègrent à leur carte des produits alimentaires responsables. Le développement d’une offre de ce type est aussi jugé prioritaire (+60 %) dans les cantines scolaires et restaurants universitaires, devant les restaurants de proximité (49 %) et d’entreprise (40 %).

« Les attentes de l’opinion en faveur d’une alimentation locale, équitable, bio, sans déchets dans les écoles et universités sont massives. C’est un enjeu majeur dont peuvent se saisir les collectivités locales pour répondre aux aspirations des Français en la matière ; on dénombre d’ailleurs déjà près de 2.000 villes et régions équitables dans le monde », conclut Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France.

Source : Baromètre Baromètre Max Havelaar de la Transition Alimentaire 2020.

 

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