Synabio : un webinaire sur Agribalyse et l’Eco-Score pour mobiliser la bio

Le Synabio a organisé le 23 février un webinaire destiné à ses adhérents sur le sujet de l’évaluation de l’impact environnemental des aliments et, en particulier, des bio comparés aux conventionnels… Un sujet d’actualité. Les représentants de plus de cinquante entreprises y ont participé.

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L’ITAB (Institut Technique de l’Agriculture Biologique) était représenté par Sabine Bonnot, agricultrice bio et administratrice de l’ITAB, qui travaille sur ce sujet depuis plusieurs mois. L’enjeu – déjà évoqué dans nos colonnes et dans notre newsletter* – est celui de l’utilisation des Analyses de Cycle de Vie (ACV) aux produits bio et de l’apparition de l’Eco-Score, créé par une dizaines d’acteurs privés, dont Yuka et Open Food Facts, et déjà utilisé par eux sur leurs sites internet. L’incohérence de l’application de la méthode des ACV aux produits bio et l’insuffisance des correctifs appliqués par l’Eco-Score ont été soulignés.

Des propositions à l’Ademe en juin prochain

Dans le cadre d’un partenariat avec le SYNABIO et un collectif d’associations (dont Greenpeace, Que choisir, CIWF, France Nature Environnement), l’ITAB porte un projet qui permettra de proposer des améliorations substantielles à la méthode de scoring. Rendez-vous fin juin pour les résultats. L’application des ACV aux produits biologiques conclut en effet à un impact sur l’environnement des produits conventionnels plus faibles que celui des produits bio ! Le délai de quatre mois pour faire des propositions paraît extrêmement court au Synabio qui va demander à l’ITAB, qui fait un travail remarquable sur ce sujet, de continuer à y consacrer beaucoup de temps et d’énergie. Toute manière de l’aider, y compris par une contribution financière, de la part des transformateurs et des distributeurs de produits bio, est la bienvenue indique le syndicat. L’enjeu est en effet considérable car il faut craindre que certains acteurs des filières conventionnelles utilisent les données diffusées par l’ADEME pour discréditer les produits biologiques.

Pour plus de renseignements : Joanna TROUCHAUD – SYNABIO : 

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